Métiers

Les parcours menant à l’astrophysique sont variés, à l’image de la diversité des métiers et compétences requises. Il n’y a donc pas une seule voie à suivre. L’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble, dont l’IPAG fait partie, regroupe sur son site une description de l’accès à nos métiers ainsi que des portraits. Le MESR a également un page plus générale décrivant les métiers de la recherche. Nous décrivons ci-dessous quelques facettes du métier de chercheur en astrophysique.

Nos métiers sont très collaboratifs et très internationaux : nos données sont ouvertes et tous les chercheurs travaillent avec des collègues d’autres laboratoires en France et à l’étranger. Les activités d’un chercheur en astrophysique sont très variées : ce large éventail est indispensable pour faire progresser nos connaissances.

Observation : il s’agit de détecter les sources astrophysiques de rayonnement, de la radio aux rayons gamma, leur morphologie, leur spectre, leur variabilité, leur polarisation. On observe aussi d’autres messagers que les photons : les ondes gravitationnelles, les neutrinos ou les rayons cosmiques. Les télescopes actuels recueillent des quantités massives de données, qu’il faut traiter, analyser, archiver, diffuser, etc.

Instrumentation : de plus en plus perfectionnée, aux performances sans cesse repoussées et toujours à la pointe de la technologie. Il faut pouvoir concevoir de nouveaux instruments, susciter le développement de nouvelles technologies, caractériser chaque élément, modéliser l’instrument, vérifier son adéquation avec les spécifications, le construire dans les délais et dans le budget, prévoir son exploitation, etc.

Modélisation/Théorie : il s’agit de construire une représentation de l’objet étudié, limitée aux processus jugés importants pour reproduire ou prévoir une observation. La simulation numérique est indispensable pour tester des modèles de plus en plus complexes. La modélisation s’appuie sur la théorie, qui revient aux principes fondamentaux de la physique. L’observation ou la modélisation peuvent ainsi ouvrir de nouveaux champs théoriques.

Expérimentation : certains processus peuvent être reproduits en laboratoire ou étudiés in situ par des sondes spatiales. L’expérimentation apporte alors des données utiles à la compréhension et la modélisation des observations : synthèse de molécules à la surface glacée de grains interstellaires, sections efficaces d’interaction entre molécules ou entre atomes, composition des météorites ou de poussières rapportées par des sondes, etc.

Les personnels permanents affectés à l’IPAG appartiennent à la fonction publique d’Etat, recrutés sur concours. Les chercheurs permanents sont soit directeur de recherche ou chargé de recherche au CNRS (métiers CNRS), soit professeur ou maitre de conférence, astronome ou astronome-adjoint à l’Université Grenoble Alpes (métiers UGA). Le concours et les carrières des astronomes et astronomes adjoints sont gérés au niveau national par le Conseil National des Astronomes et Physiciens (CNAP).