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Archives 2014

Pierre Hily-Blant nommé à l’Institut Universitaire de France

Ce physicien reconverti dans l’astrochimie s’intéresse à l’héritage chimique de la nébuleuse protosolaire, mélange de gaz à partir desquels le système solaire s’est formé.

Première carte météo d’une naine brune

Une équipe internationale d’astronomes, dont un chercheur de l’IPAG, a utilisé la sensibilité du Very Large Telescope (VLT) de l’ESO pour dresser la toute première carte de la répartition des nuages à la surface d’une naine brune, un objet trop peu massif pour briller comme une étoile, mais plus massif que Jupiter. A terme, la technique employée pourra être utilisée pour dresser la carte de la couverture nuageuse des exoplanètes les plus proches. Ces nouveaux résultats sont publiés dans l’édition du 30 janvier 2014 de la revue Nature.

Rosetta : l’instrument CONSERT détermine la position de Philae

Sous la responsabilité de Wlodek Kofman, chercheur CNRS à Grenoble à l’IPAG (CNRS/Université Joseph Fourier), l’instrument CONSERT, participe aux efforts de localisation du site d’atterrissage final. Grâce aux mesures de la distance entre Rosetta et Philae pendant les périodes de visibilité, et en utilisant d’autres mesures faites à travers le noyau, l’équipe a pu produire une carte donnant la bande de localisation de Philae sur la surface correspondant à ces mesures. Ce travail a été fait à la demande et en collaboration avec les centres d’opérations de Rosetta et de Philae : l’ESOC Flight Dynamics en utilisant les orbites a posteriori et le centre d’opérations du CNES de Toulouse (SONC).

Réveil de la sonde Rosetta

Après 31 mois en hibernation, la sonde Rosetta a été réveillée avec succès par l’ESA lundi 20 janvier 2014 pour préparer son rendez-vous avec la comète 67P/CG. Cette sonde emporte un instrument construit par l’IPAG, CONSERT (PI W. Kofman) qui permettra de déterminer la structure du noyau de la comète, ainsi que VIRTIS (co-I B. Schmitt) qui permettra d’étudier la surface de l’astre cométaire.

Une proto-étoile révèle un nouveau scénario pour la formation des planètes

Une équipe internationale d’astronomes, impliquant des chercheurs de l’IPAG, a observé pour la première fois la proto-étoile L1527 à très haute résolution spatiale à l’aide de l’interféromètre ALMA. Les chercheurs ont ainsi pu mettre en évidence une variation chimique dans la composition de la proto-étoile, remettant en cause les scénarios de formations des planètes. Ces résultats paraissent le 13 février dans la revue Nature.

VLT : le puissant spectrographe MUSE reçoit sa toute première lumière et ouvre ses yeux sur l’Univers

Un nouvel instrument unique en son genre baptisé MUSE (Multi Unit Spectroscopic Explorer) a été installé avec succès sur le Très Grand Télescope (VLT) de l’European Southern Observatory (ESO) à Paranal, installé en plein désert d’Atacama au nord du Chili. MUSE constitue l’un des quatre instruments de 2ème génération choisis par l’ESO1 pour équiper le VLT2, l’équipement phare de l’astronomie européenne de ce début de troisième millénaire. Ce spectrographe 3D à grand champ de vue va permettre grâce à ses performances exceptionnelles d’explorer l’Univers lointain. Il a été porté notamment par deux laboratoires de recherche français : le Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon), qui en est le pilote, et l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse III-Paul Sabatier). D’autres laboratoires français ont également contribué à la réussite de ce grand projet dont l’Institut de planétologie et astrophysique de Grenoble (IPAG - CNRS/Université Joseph Fourier), et Gipsa-lab (CNRS/Grenoble-INP/Université Joseph Fourier/Université Stendhal). Au cours de sa « première lumière » (phase de tests) très concluante, MUSE a pu déjà observer des galaxies lointaines, des étoiles brillantes et bien d’autres objets célestes.

L’imageur d’exoplanètes SPHERE, conçu par un consortium européen piloté par l’IPAG, vient d’être expédié au Chili

SPHERE (Spectro-Polarimetric High-contrast Exoplanet REsearch) est un instrument nouveau et puissant dédié à la recherche systématique ainsi qu’à l’étude d’exoplanètes. L’instrument a récemment achevé avec succès sa phase de tests en France, il a été officiellement accepté par l’ESO et vient d’être expédié au Chili. Il sera installé sur le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO durant les prochains mois et sera pleinement opérationnel d’ici la fin de l’année.

Le prix de collaboration franco-espagnole 2014 de la SF2A décerné à un chercheur de l’IPAG

Le prix de collaboration franco-espagnole 2014 de la Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique et la Sociedad Española de Astronomía a été attribué à Bertrand Lefloch (IPAG) et Rafael Bachiller (Observatoire Astronomique National de Madrid) pour le projet ASAI de "Releves chimiques de regions de formation d’etoiles de type solaire".

Le satellite Planck dévoile l’empreinte magnétique de notre Galaxie

Le champ magnétique de la Voie Lactée vient d’être révélé dans une nouvelle carte livrée par la mission Planck de l’Agence spatiale européenne (ESA). Cette image est issue des premières observations sur l’ensemble du ciel de la lumière « polarisée » émise par la poussière interstellaire de notre Galaxie. De nombreux chercheurs et ingénieurs du CNRS, du CEA, du CNES et des Universités participent à la mission Planck qui continue sa moisson de résultats. Ces analyses viennent d’être soumises, dans quatre articles, à la revue Astronomy & Astrophysics.

Billard planétaire autour de Beta Pictoris

Une équipe internationale d’astronomes, impliquant des chercheurs de l’IPAG, dévoile des images spectaculaires du disque de poussières et de gaz autour de Beta Pictoris. Ces images obtenues avec le grand interféromètre millimétrique ALMA [1] montrent pour la première fois la distribution du gaz autour de l’étoile, et révèlent une forte asymétrie dans sa répartition. La présence même de ce gaz, du monoxyde de carbone (CO), est source d’étonnement. L’équipe estime qu’une molécule de CO ne survit guère plus que 120 ans au rayonnement environnant avant de se dissocier, soit un temps de vie environ 100 000 fois plus court que l’âge de l’étoile. Ces résultats, qui pourraient nous en dire plus sur le Système solaire, sont parus dans Science le 6 mars 2014.

Le chasseur d’exoplanètes SPHERE livre ses premières images

Installé avec succès sur le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO, l’instrument européen SPHERE vient d’obtenir sa première lumière. Ce véritable chasseur d’exoplanètes permettra de détecter en imagerie directe des exoplanètes gazeuses et des disques de poussières autour d’étoiles proches du Soleil (jusqu’à 300 années lumière) avec une finesse et un contraste inégalés. SPHERE (Spectro-Polarimètre à Haut contraste dédié à la REcherche d’Exoplanètes) a été développé par un consortium européen [1] piloté par l’Institut de planétologie et astrophysique de Grenoble (IPAG, CNRS/Université Joseph Fourier) avec l’ONERA, le Laboratoire d’astrophysique de Marseille (CNRS/AMU), le Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (Observatoire de Paris/CNRS/UPMC/Université Paris Diderot), le laboratoire Lagrange (Observatoire de la Côte d’Azur/CNRS/Université Nice-Sophia Antipolis) ainsi que des instituts allemands, italiens, suisses et néerlandais, en collaboration avec l’ESO (l’Observatoire européen austral). L’instrument sera mis à disposition de la communauté des astronomes en 2015.

Une galaxie active offre un regard nouveau sur l’environnement d’un trou noir supermassif

Bien connaître et pouvoir anticiper/modéliser la dynamique des galaxies est un enjeu crucial de l’astrophysique et de la cosmologie. Une équipe internationale d’astronomes comprenant un chercheur de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (IPAG : CNRS/Université Joseph Fourier, OSUG) a observé un phénomène aussi inattendu qu’étrange dans l’environnement du trou noir supermassif présent au centre de la galaxie active NGC 5548. Les chercheurs ont détecté un flot de matière et de gaz s’échappant rapidement des régions proches du trou noir et bloquant environ 90% du rayonnement X qui en provient. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre l’interaction des trous noirs supermassifs et de leurs galaxies hôtes. Ces résultats sont publiés ce jour (19 juin) dans Science.

Les puissants vents autour de jeunes soleils résolvent un mystère sur les météorites. Retour sur la jeunesse tumultueuse de notre soleil

Une équipe d’astronomes menée par Cecilia Ceccarelli de l’IPAG utilisant l’Observatoire spatial Herschel de l’ESA pour étudier la naissance violente d’étoiles semblables au soleil, a trouvé des indices de la présence de puissants vents dans leurs environnements qui pourraient résoudre un mystère tenace entourant la composition des météorites de notre Système Solaire.

Les molécules interstellaires témoins de choix pour l’étude des rayons cosmiques et leur accélération par les supernovae

L’origine du rayonnement cosmique, découvert en 1912 par Victor Hess, reste en grande partie mystérieuse. Une méthode d’observation originale pour ce domaine de l’astrophysique, a été utilisée par une équipe menée par des chercheurs de l’IPAG. Cette méthode permet d’accéder à des informations sur les rayons cosmiques de basse énergie, qui jusque-là restaient inaccessibles. Ces recherches jettent ainsi une lumière nouvelle à ce problème et ouvre la voie à de nouvelles découvertes sur une classe entière de rayons cosmiques.

Trois experts grenoblois au cœur de « SuperCam », instrument sélectionné par la NASA pour la mission Mars 2020

Le 31 juillet 2014, la NASA, l’agence spatiale des États-Unis, a annoncé la sélection de l’instrument SuperCam parmi la dizaine d’instruments scientifiques qui équiperont le véhicule de la mission Mars 2020 ; la conception de ce dernier est semblable au rover Curiosity, doté de l’instrument ChemCam, actuellement en opération à la surface de Mars. Ce nouvel instrument SuperCam est le fruit d’une étroite collaboration entre scientifiques américains, français et espagnols (...)

Mission Rosetta : les chercheurs grenoblois commentent le choix du site d’atterrissage

Philae, l’atterrisseur de Rosetta, ciblera le site J de la comète 67P / Churyumov-Gerasimenko. Une région fascinante qui offre un potentiel scientifique unique et un risque minimum pour l’atterrisseur.

Découverte de deux familles d’exocomètes autour de l’étoile Beta Pictoris

Une équipe d’astronomes, impliquant notamment des chercheurs de l’IPAG, viennent de mettre en évidence, pour la première fois, deux familles de comètes extrasolaires, ou « exocomètes ». Cette découverte a été faite autour de l’étoile Beta Pictoris. Une première famille est constituée d’exocomètes anciennes situées à proximité de l’étoile. La seconde famille contient des exocomètes probablement issues de la fragmentation récente d’un ou de quelques objets plus gros. Pour la première fois, une étude statistique globale permet de déterminer les propriétés physiques et orbitales d’un grand nombre de ces exocomètes. Cette étude, publiée dans la revue Nature le 22 octobre, donne une vision originale et sans précédent des mécanismes à l’œuvre dans un système planétaire jeune qui ressemble à ce que devait être notre propre Système solaire juste après sa formation il y a 4,5 milliard d’années.

Voyage au coeur d’un système solaire triple en formation

Une équipe internationale d’astronomes, dont des chercheurs du LAB (CNRS/Université de Bordeaux), de l’IPAG (CNRS/Université Joseph Fourier Grenoble 1) et de l’IRAM (CNRS/MPG/IGN), a mené l’étude la plus précise à ce jour du cocon de gaz et de poussières du système GG Tau A. En combinant des observations complémentaires aux longueurs d’onde submillimétriques (ALMA et IRAM) et infrarouges (VLTI/ESO), les chercheurs ont pu mettre en évidence la dynamique complexe au sein de GG Tau. Ils ont ainsi détecté pour la première fois des mouvements de matière démontrant que des exoplanètes peuvent se former non seulement autour d’un des membres de ce trio d’étoiles jeunes, mais aussi à très grande distance dans le disque entourant ces trois soleils. Ce travail observationnel, publié le 30 octobre dans la revue Nature, révèle une histoire plus complexe qu’on ne l’imaginait.

Le VLTI détecte une lumière exozodiacale

C’est en exploitant toute la puissance de l’Interféromètre du Très Grand Télescope qu’une équipe internationale d’astronomes, impliquant notamment des chercheurs de l’IPAG, est parvenue à détecter la lumière exozodiacale à proximité des zones habitables qui entourent neuf étoiles proches. Cette lumière n’est autre que la lumière émise par l’étoile, puis réfléchie par la poussière résultant, d’une part de collisions entre astéroïdes, d’autre part de l’évaporation de comètes. L’existence de telles quantités de poussière dans l’environnement immédiat de certaines étoiles est susceptible de constituer un obstacle à l’imagerie directe de planètes de type Terre dans le futur.


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