Manon Lallement, chercheuse postdoctorale à l’IPAG, lauréate du prix Chesneau 2025

Le Prix Chesneau est décerné tous les deux ans à un.e doctorant.e récemment diplômé.e s’étant distingué.e dans le domaine de l’astronomie à haute résolution angulaire. Manon Lallement, chercheuse potsdoctorale de l’équipe CHARM est l’une des deux lauréates 2025.

Manon Lallement a soutenu sa thèse intitulée « Astrophotonics developments for visible interferometry : towards Hα detection of protoplanets with the FIRST instrument at the Subaru telescope » en octobre 2024 à l’Observatoire de Paris. Sa thèse, encadrée par Elsa Huby et Sylvestre Lacour, porte sur le développement de dispositifs astrophotoniques pour l’astronomie à haute résolution angulaire dans le domaine du visible (600–850 nm), dans le contexte de la détection des émissions Hα (656.3 nm) de jeunes protoplanètes à l’aide du spectro-interféromètre FIRST au télescope Subaru.

Elle a contribué à améliorer les capacités de FIRST en étudiant deux modes de l’instrument : FIRST-PIC, qui utilise un combineur de faisceaux en circuit intégré photonique pour améliorer la stabilité du signal interférométrique, et FIRST-PL qui utilise une lanterne photonique, un dispositif fibré à haute transmission pour des mesures spectroscopiques à haute résolution angulaire. Avec l’équipe du système d’optique adaptative extrême SCExAO, dont Sébastien Viévard et Olivier Guyon, elle a évalué les performances de ces nouveaux modes, identifiant les principales limitations et pistes d’amélioration. FIRST-PL a permis d’obtenir les premiers spectres sur le ciel, dans le domaine du visible, en utilisant une lanterne photonique en aval d’un système d’optique adaptative extrême (SCExAO). Le prix Chesneau récompense la mise en service de l’instrument FIRST-PL au télescope Subaru, ainsi que les premiers résultats astrophysiques obtenus grâce à cet instrument.

Manon est actuellement chercheuse postdoctorale en instrumentation pour l’astronomie à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG), où elle poursuit ses travaux en astrophotonique, désormais centrés sur l’infrarouge moyen. Elle développe, avec Louis Gemmerlé (doctorant), Jean-Philippe Berger, et Pierre Labeye (CEA-LETI), des circuits intégrés photoniques pour l’interférométrie en franges annulantes, toujours dans le contexte de la détection et de la caractérisation des exoplanètes.