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Première lumière de GRAVITY : La future machine à étudier les trous noirs a été testée avec succès sur le VLTI

Observer au zoom les trous noirs est la principale mission de l’instrument GRAVITY récemment installé sur le Very Large Telescope Interferometer (VLTI) de l’ESO au Chili. Durant ses premières observations, GRAVITY a combiné avec succès la lumière stellaire recueillie par les quatre télescopes auxiliaires. Le consortium européen qui a conçu et construit GRAVITY est très satisfait des performances obtenues. Ce consortium, regroupant des astronomes et des ingénieurs, est piloté par l’Institut Max Planck pour la Physique Extraterrestre de Garching. Au cours de cette première phase de tests, l’instrument a en effet déjà réalisé quelques « premières ». GRAVITY est le plus puissant des instruments interférométriques installés à ce jour sur le VLT.

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Dans le cadre de la première campagne d’observation du nouvel instrument GRAVITY, l’équipe a étudié les jeunes étoiles brillantes de l’Amas du Trapèze situé au coeur de la région de formation stellaire de la constellation d’Orion. Les données de tests ont déjà permis à GRAVITY d’effectuer une découverte : l’une des composantes de l’amas (Theta1 Orionis F) est en réalité un système d’étoiles doubles.
(c)ESO/GRAVITY consortium/NASA/ESA/M. McCaughrean

La première lumière de GRAVITY est l’aboutissement d’un projet démarré en 2005 auquel participent plus de cent chercheurs, ingénieurs et techniciens, dont plus d’un quart issus d’équipes françaises. Le coût matériel de l’instrument est supérieur à 7 M€ auquel la France contribue pour 1,5 M€ dont 1,3 M€ provenant du CNRS. Les équipes françaises (dont l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble) ont notamment fourni les recombinateurs en optique intégrée, développés au sein d’une collaboration avec le CEA-Leti, les fonctions fibrées, le système de suivi des franges qui permet les poses longues et le logiciel de réduction des données.

Le consortium GRAVITY comprend en France :

  • l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble – IPAG (Université Grenoble Alpes / CNRS)
  • le Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique - LESIA (Observatoire de Paris / CNRS / UPMC / Univ. Paris Diderot)
  • Le Centre français de recherche aérospatiale (Onera)
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L’instrument recombinateur de GRAVITY
(c) ESO/GRAVITY consortium

GRAVITY : l’aboutissement d’une longue collaboration entre l’IPAG et le CEA-Léti

Depuis bientôt 20 ans, le CEA-LETI et l’IPAG collaborent au développement de puces optiques intégrées spécifiquement adaptées à l’interférométrie astronomique. Basées sur une technologie de gravure des couches de silice dopée déposées sur du silicium, ces puces permettent de recombiner la lumière provenant des 4 télescopes du réseau VLTI dans quelques centimètres carrés en assurant compacité, stabilité et précision des mesures. Alors que de telles puces ont été développées et utilisées depuis plusieurs années dans le domaine des télécommunications, le fonctionnement de GRAVITY dans les longueurs d’onde allant de 2 à 2.5 µm a exigé le développement et l’optimisation de la technologie pour ce domaine spectral particulier. Les développements menés dans le cadre du réseau Recherche Technologique de Base (RTB) porté par le CEA et le CNRS ont permis de pousser cette technologie à ses performances ultimes.

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